Traverser paisiblement la douleur chronique (2) – Créer son cercle de confiance

Dans l’article précédent: Traverser paisiblement la douleur chronique (1).

Nous avons vu ce que la douleur peut représenter pour vous. Votre façon d’interpréter le monde n’est pas toujours là pour vous aider. C’est un point primordial à travailler lors d’une expérience de santé comme vous vivez en ce moment. Car vos représentations manipules souvent votre état d’être sans que vous en soyez conscient. Si vous n’avez pas lu l’article, je vous invite à le lire avant celui-ci. 

Maintenant nous allons passer à une second étape, qui, elle aussi a une grande importance dans votre rétablissement. C’est votre relation aux autres. Savoir s’entourer, être capable de créer son cercle de confiance, c’est une des clés de votre rétablissement. 

Créer son cercle de confiance

   Sommaire:

  1/ Introduction

  2/ La communication

  3/ La douleur et son pouvoir d’invisibilité

  4/ A la recherche du bon médecin

Introduction

La première base à mettre en place au début de la douleur chronique, c’est de palier au renfermement qui s’impose à vous. La douleur qui résonne en vous et que personne, à ce jour n’a réussi à faire partir, a le pouvoir hypnotisant de vous faire sombrer dans la solitude. C’est un réflexe totalement normal que tout le monde ressent dans ces moments là. L’objectif de cette article n’est pas d’exposer le pourquoi de la solitude, mais il faut savoir que plusieurs facteurs rentrent en jeu dans ce processus, mais ne nous éparpillons pas. L’idée ici c’est de prendre conscience que la solitude ne vous aidera pas, bien au contraire. Nous les humains sommes fait pour vivre ensemble, Christopher McCandless l’avait d’ailleurs souligné au travers de son histoire et du film « Into the wild », où il écrit sur son journal lorsqu’il est proche de la fin : « Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé ». Votre guérison en fait partie. C’est en équipe que vous trouverez le chemin pour vous relever et franchir cette expérience qui se présente à vous. Aujourd’hui, il n’y a pas d’autres solutions, vous devez la traverser. Donc l’idéale c’est de la traverser le plus paisiblement possible. Et pour cela il faut savoir s’entourer.

Ce qui est rassurant c’est que c’est possible. Et ce qui est encore plus rassurant, c’est que si vous avez l’audace de parcourir cette expérience de cette façon, elle vous emmènera bien plus loin et bien plus haut que ce que vous pourriez imaginer.

La communication

Donc plus de tabous, la douleur est là et il ne sert à rien de la cacher. Cela ne fera qu’empirer les choses. Et pour que cela n’empire pas, je vais vous donner un outil secret qui, à coup sûr, vous aidera à faire que vos relations avec votre entourage sera le plus fluide possible. Cet outils c’est… la communication. Vous vous attendiez peut-être à un truc extraordinaire ? Et bien vous aviez raison, la communication est bien un outil extraordinaire. C’est juste le genre humain qui ne la voit pas sous sa vraie valeur. Savoir bien communiquer, c’est la clé de presque tous vos problèmes. Lorsque vous savez communiquer, peu de choses seront difficiles à traverser dans votre vie.

Il y a deux barrages à la communication dans votre situation, le premier c’est vous, et le deuxième c’est l’autre.

Vous, car selon la pathologie que vous avez, il va falloir avoir le courage et l’humilité de braver la gène, voir même la honte. Et les autres, parce que leurs regards ou leurs remarques peuvent vous affecter. Lorsque l’on a une pathologie, on est souvent considéré comme différent. Et cette différence vous fait peur, c’est normal. C’est une réaction naturelle qui est d’autant plus forte en occident avec une culture qui aime juger et comparer. Mais dites vous une chose, ce n’est en aucun cas une réalité. Vous êtes tout ce qu’il y a de plus normal. Même si, je vous avoue, on ne sais pas réellement ce que « normal » veut dire (Je vous laisse vous en faire une idée). Vous êtes une personne comme toutes les autres. Et il n’y a aucune honte ou peur à avoir de ce que vous êtes en train de vivre. Bien au contraire, si vous acceptez d’écouter ce que la vie vous offre aujourd’hui, je peux vous assurer que vous aurez certainement prochainement un temps d’avance sur tous ceux qui pensent que c’est honteux.

Alors n’hésitez pas à en parler à vos collègues, à votre hiérarchie, sans pour autant les harceler avec ça. Mais il est important qu’ils soient informés. Sans cela, ils vont avoir tendance à ce créer des films sur vos absences ou autres événements et cela ne fera qu’envenimer l’atmosphère de travail.

Dans la famille c’est pareil, mettez les gens au courant. Vous le savez peut être déjà, mais avec la douleur chronique on a envie de dire toutes les dix seconds qu’on a mal. Alors expliquez-le en tête à tête avec la personne qui partage votre vie, vos enfants, vos coloc etc… Expliquez-leur: « qu’il est possible que vous soyez parfois un peu tendu et souvent en train de répéter les mêmes choses. Mais que cela ne veut pas dire que vous attendez une réponse de leur part . Ça vous fait juste du bien de le dire». Mais je tiens à ajouter une petite vigilance à cela. Je la développerai dans un prochain article. Mais parfois les mots peuvent provoquer des maux.

Alors soyez vigilent à ne pas trop répéter des choses du genre « J’ai mal », car cela ne vous aidera pas. C’est comme tout, il faut le bon équilibre, le dire un peu fait du bien. Le dire trop fait du mal.

La douleur et son pouvoir d’invisibilité

La douleur à un autre pouvoir, c’est celui de l’invisibilité. En effet elle ne se voit pas. Et vue qu’elle ne se voit pas, elle provoque souvent une incompréhension, voir même un scepticisme dans notre entourage, c’est une réalité. Dans ce cas là, pas de problème, on communique. Il est aussi judicieux, par exemple, d’aller chercher des sites d’association et de montrer à son entourage que vous n’en faite pas un cas particulier. Que tout le monde à tendance à réagir comme vous. Et je vous rassure, votre réaction est tout à fait normal.

C’est normal d’avoir peur, c’est normal de se sentir seul, c’est normal de rien comprendre à ce qui nous arrive. Vous êtes sur le bon chemin.

Comme je le disais, il est aussi très important que vous vous rapprochiez des associations. Elles sont toute à but non lucratifs « Normalement » et donc de bons conseils sur les praticiens les plus à même de répondre à vos besoins. Car le diagnostique en douleur chronique, vous le savez aussi bien que moi, c’est assurément une longue traîne. Les pathologies chroniques, c’est nouveau pour la majorité des médecins. Ils se retrouvent souvent le bec dans l’eau face à votre souci. Alors s’il ont du tact, il vont savoir vous le dire humainement, mais certains n’y vont pas par quatre chemins et vous disent la réponse à tout faire : « C’est dans votre tête ». Vous la connaissez si bien cette réponse ! Et vous savez le pire, c’est que dans certains cas particuliers, ils ont raison. Mais ils ne savent pas vous l’expliquer comme il faut. Car il arrive parfois que la douleur soit générée par un dysfonctionnement du système nerveux. C’est à dire que la douleur est là, mais le problème n’est pas là, c’est simplement le cerveau qui est resté bloqué sur « ALERTE ». On appelle ça une douleur dysfonctionnelle. Et ça, ça peut se travailler, il y a maintenant des solutions formidables pour le gérer, les exercices de neuroplasticité par exemple.

A la recherche du bon médecin

Tout ceci pour vous dire qu’il faut absolument que vous trouviez chaussure à votre pied d’un point de vue médecin. Et cela peut prendre du temps, mais ça fait partie de votre mission, s’ouvrir aux autres pour trouver la perle rare. N’oubliez-pas que les médecins sont aussi des humains. Et chaque humain est particulièrement singulier. Notre différence à chacun fait que le relationnel peut bien passé avec l’un, mais pas avec l’autre. Et ce n’est pas pour autant que l’autre est un mauvais médecin. C’est juste que le lien entre vous ne se fait pas. C’est pareil pour les psychologues, psychothérapeutes, thérapeutes etc… C’est à vous de sentir si ça va le faire ou non. Et je l’avoue, cela peu prendre du temps. Mais il faut y croire et vous verrez, ça viendra. D’ailleurs, en petite aparté, ne croyez pas qu’un seul médecin pourra trouver remède à votre souci.

Comme je vous le disais dans l’article précédent, la solution de votre douleur se trouve dans l’équilibre de multiples facteurs que vous allez découvrir par vous même et apprendre à prendre en main.

Les professionnels de santé sont simplement là pour vous aider, ou vous guider. Ils n’ont pas de baguette magique, pas ceux que je connais en tout cas.

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