Traverser paisiblement la douleur chronique (3) – Trouver son propre confort

Traverser paisiblement la douleur chronique (3) – Trouver son propre confort

Dans l’article précédent: Traverser paisiblement la douleur chronique (2) – Créer son cercle de confiance.

Nous avons vu que se construire un cercle de confiance est primordial pour bâtir de bonnes bases à la reconstruction d’un équilibre de vie. Cela passe par la communication avec ses proches, avec ses collègues, les professionnels de santé et toutes les personnes qui font partie de votre vie. Si vous n’avez pas lu l’article (2), il est préférable que vous le lisiez avant celui-ci, vous trouverez le lien plus haut

Maintenant nous allons passer à une nouvelle étape, celle qui vous permet de trouver un certain confort au milieu de tout ce remue-ménage.

Trouver son propre confort

   Sommaire:

  1/ Introduction

  2/ Le confort psychologique

  3/ Le confort physique

1/ Introduction

Lorsque l’on traverse ce type d’expérience, il y a deux types de confort à entretenir régulièrement, qui sont : le confort psychologique et le confort physique. Ils vont être votre base tout au long de votre apprentissage de la douleur et du corps. Sans eux, vous ne pourrez espérer avancer sereinement et efficacement au sein de votre expérience.

Pour entretenir ces deux notions il y a une chose primordiale à savoir : vous êtes unique.

Autrement dit, ce qui vous convient à vous, peut ne pas convenir à un autre, et vice versa. Donc l’objectif va être de construire autour de vous et à l’intérieur de vous l’atmosphère le plus confortable et propice à votre confiance. Pour ça il n’y a pas de secret, il va falloir vous plonger à l’intérieur de vous. Si vous n’êtes pas habitué à ça, ce sera sans doute votre premier exercice d’introspection. Et lorsque l’on n’est pas habitué, ça peut secouer un peu. Voir même vous paraître étrange ou inutile. Ne vous inquiétez pas, et surtout ne stoppez pas, car c’est encore un signe que vous êtes sur le bon chemin. C’est de cette façon que votre être et votre corps entrent en phase de transformation (Ceci fera l’objet d’un article spécifique).

Il est difficile dans notre culture de se tourner vers soi sans ressentir un arrière sentiment d’égoïsme. C’est normal, on a été bercé la dedans. Mais il est temps de changer ces réflexes. Prendre du temps pour soi, c’est se donner du temps pour peaufiner son équilibre de vie, et pouvoir encore mieux partager avec les autres par le suite.

Si vous ne prenez pas du temps pour vous, vous ne pourrez pas aider les autres de façon authentique et équilibré.

Comme je le disais, il y a deux notions à entretenir. Alors commençons par la première :

2/ Le confort psychologique

Le moral est souvent dans les savates au bout de quelques mois de douleur chronique. C’est encore une fois normal, vous êtes en train d’assimiler et de prendre conscience d’un message important. Et cela vous travaille beaucoup. Vous entrez dans cette phase de transformation qui peut paraître très instable.

Sachez que la transformation a pour vocation d’être instable, car elle vous permet de moduler vos croyances et représentations.

Si elle était stable, elle ne servirait à rien, car elle ne vous permettrait pas de bouger les choses. Et quand tout devient instable, il est nécessaire d’aller chercher un outil adéquat pour aider à stabiliser temporairement tout ça. C’est là que l’importance du partage entre en jeu. Il est primordiale que vous puissiez vous confier et échanger sans tabou avec quelqu’un. Ce quelqu’un doit d’être neutre et impartial. Faute de quoi, il pourrait vous influencer ou vous donner des conseils mal venus. Il est souvent préférable d’avoir à faire à quelqu’un que vous ne connaissez pas. Un psychologue, un psychothérapeute, un thérapeute, un éducateur thérapeutique, l’écoutant d’une association… Il existe énormément de solutions pour se faire accompagner. D’ailleurs je tiens aussi à vous partager ce qui suit, c’est une notion extrêmement importante pour votre vie de tous les jours. Être accompagné psychologiquement c’est un besoin vitale pour tout être humain, qu’il soit malade ou non. La société d’aujourd’hui s’est construite sur la croyance que l’accompagnement n’est fait que pour les gens malades ou dans le besoin, pour ne pas dire les gens faibles. C’est une croyance totalement infondée.

Le partage est la richesse la plus importante de la vie humaine. Nous avons quotidiennement besoin de partager pour se permettre d’évoluer. Dans le cas contraire, en restant seul dans nos croyances et représentations, nous serons condamné à stagner dans une vie pas toujours équilibrée.

Prenez l’exemple des sportifs de haut niveau. J’ai eu l’occasion d’interviewer la championne paralympique Marie-Amélie Le fur. Juste après l’interview est arrivé un homme, qui était sont préparateur sportif. Puis ensuite elle avait rendez-vous avec une deuxième personne, son préparateur mental. Cette femme est très entourée pour se permettre d’être performante dans son domaine. Lorsque c’est pour un grand sportif tout paraît normal au grand public, mais quand c’est pour eux, les gens voient ça comme une faiblesse.

Alors sortez de cette croyance et donnez-vous toutes les clés pour réussir.

Allez chercher une personne de confiance pour vous confier, c’est primordiale. Il peut arriver que vous n’ayez pas les moyens de payer une personne pour ça. Tournez-vous alors vers d’autres solutions comme les associations. De nombreuses associations ont maintenant une équipe de bénévoles écoutants qui sont là pour répondre à vos questions et vous guider dans vos inquiétudes. Je suis moi-même écoutant dans une association depuis maintenant de nombreuses années. Encore une fois, attendez-vous à ne pas trouver chaussure à votre pied dès le premier rendez-vous. C’est d’autant plus vrai dans ce type de domaine qui est basé uniquement sur la relation humaine. Il est fort probable que vous ayez besoin d’en voir plusieurs pour trouver la perle rare. Moi-même au début j’ai dû voir trois personnes avant de tomber sur celle qui partageait mes valeurs et mes besoins. Et il faut du temps pour se rendre compte ou non si la personne est faite pour vous. Moi il m’a fallu 6 mois avant que je puisse ressentir du mieux dans nos échanges. Au départ je ne voulais pas y aller, la plupart du temps on n’aime pas partager nos problèmes, on est beaucoup trop pudique pour ça. C’est encore dû à un conditionnement non fondé.

Alors laissez-vous le temps d’échanger avec cette personne et vous en faire une idée.

3/ Le confort physique

Je ne sais pas quelle est votre pathologie, mais il est indispensable que vous trouviez un équilibre physique qui puisse vous permettre de gérer la douleur.

Pour cela, les deux outils sont, l’écoute et le corps.

Il sont les seuls qui puissent vous donner ce type d’information. Pour cela, il faut réapprendre à l’écouter. Nous en parlerons plus en détail dans un autre article, mais sachez que l’écoute du corps n’est pas quelque chose qui s’apprend. Mais quelque chose qui se réapprend. Car nous l’avons tous en nous depuis notre plus jeune age. Lorsque vous étiez enfant, vos humeurs et réactions n’étaient guidés que par ça. En grandissant vous et votre mental avez créé des croyances du type « Quand on est un mec on ne pleure pas », « C’est être faible de montrer qu’on a mal » « quand on est une fille bien élevée on n’exprime pas ses rancœurs » … Que des constructions mentales qui vous emmènerons droit au mur si vous en dépendez un peu de trop.

Ici l’idée c’est de sortir du cercle vicieux lié au regard des autres et accepter qu’aujourd’hui vous avez besoin de tel, ou tel matériel pour vous sentir mieux.

Ce besoin ne reste que temporaire, mais pour le moment vous en avez besoin. Je parle en connaissance de cause. J’ai une pathologie qui touche le petit bassin. Pendant deux longues années, je souffrais d’autant plus car je n’avais pas le courage d’emmener mon coussin thérapeutique partout où j’allais (Travail, voiture etc…). Ce n’est qu’au bout de deux ans que j’ai accepté que les autres le voient. Et vous savez-quoi, la première personne qui m’en a parlé m’a dit la chose suivante : « Salut Michael, dis, je te regardais tout à l’heure, ça va faire bientôt 2 mois que tu prends ton coussin pour t’asseoir et je me disais la chose suivante. Maintenant on ne le voit même plus, c’est un peu comme-ci il faisait parti de toi ».

Ce que m’a appris cette personne à ce moment là c’est que les gens voient ce que vous n’acceptez pas chez vous.

Votre posture, votre façon d’être vous poussera à montrer au gens ce que vous ne voulez pas qu’ils voient. Alors pas d’inquiétude à ce sujet, plus vous savez qui vous êtes et ce dont vous avez besoin, plus les autres vous accepteront comme vous êtes. Et dans le cas ou ils ne le font pas, dites vous que c’est la preuve que ces personnes ont, elles aussi quelques problèmes à régler chez elles. Et je vous assure, on en a tous, moi le premier, c’est ça le bonheur de vivre, apprendre à se connaître un peu plus chaque jour qui passe.

La suite au prochain article…

Traverser paisiblement la douleur chronique (2) – Créer son cercle de confiance

Traverser paisiblement la douleur chronique (2) – Créer son cercle de confiance

Dans l’article précédent: Traverser paisiblement la douleur chronique (1).

Nous avons vu ce que la douleur peut représenter pour vous. Votre façon d’interpréter le monde n’est pas toujours là pour vous aider. C’est un point primordial à travailler lors d’une expérience de santé comme vous vivez en ce moment. Car vos représentations manipules souvent votre état d’être sans que vous en soyez conscient. Si vous n’avez pas lu l’article, je vous invite à le lire avant celui-ci. 

Maintenant nous allons passer à une second étape, qui, elle aussi a une grande importance dans votre rétablissement. C’est votre relation aux autres. Savoir s’entourer, être capable de créer son cercle de confiance, c’est une des clés de votre rétablissement. 

Créer son cercle de confiance

   Sommaire:

  1/ Introduction

  2/ La communication

  3/ La douleur et son pouvoir d’invisibilité

  4/ A la recherche du bon médecin

Introduction

La première base à mettre en place au début de la douleur chronique, c’est de palier au renfermement qui s’impose à vous. La douleur qui résonne en vous et que personne, à ce jour n’a réussi à faire partir, a le pouvoir hypnotisant de vous faire sombrer dans la solitude. C’est un réflexe totalement normal que tout le monde ressent dans ces moments là. L’objectif de cette article n’est pas d’exposer le pourquoi de la solitude, mais il faut savoir que plusieurs facteurs rentrent en jeu dans ce processus, mais ne nous éparpillons pas. L’idée ici c’est de prendre conscience que la solitude ne vous aidera pas, bien au contraire. Nous les humains sommes fait pour vivre ensemble, Christopher McCandless l’avait d’ailleurs souligné au travers de son histoire et du film « Into the wild », où il écrit sur son journal lorsqu’il est proche de la fin : « Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé ». Votre guérison en fait partie. C’est en équipe que vous trouverez le chemin pour vous relever et franchir cette expérience qui se présente à vous. Aujourd’hui, il n’y a pas d’autres solutions, vous devez la traverser. Donc l’idéale c’est de la traverser le plus paisiblement possible. Et pour cela il faut savoir s’entourer.

Ce qui est rassurant c’est que c’est possible. Et ce qui est encore plus rassurant, c’est que si vous avez l’audace de parcourir cette expérience de cette façon, elle vous emmènera bien plus loin et bien plus haut que ce que vous pourriez imaginer.

La communication

Donc plus de tabous, la douleur est là et il ne sert à rien de la cacher. Cela ne fera qu’empirer les choses. Et pour que cela n’empire pas, je vais vous donner un outil secret qui, à coup sûr, vous aidera à faire que vos relations avec votre entourage sera le plus fluide possible. Cet outils c’est… la communication. Vous vous attendiez peut-être à un truc extraordinaire ? Et bien vous aviez raison, la communication est bien un outil extraordinaire. C’est juste le genre humain qui ne la voit pas sous sa vraie valeur. Savoir bien communiquer, c’est la clé de presque tous vos problèmes. Lorsque vous savez communiquer, peu de choses seront difficiles à traverser dans votre vie.

Il y a deux barrages à la communication dans votre situation, le premier c’est vous, et le deuxième c’est l’autre.

Vous, car selon la pathologie que vous avez, il va falloir avoir le courage et l’humilité de braver la gène, voir même la honte. Et les autres, parce que leurs regards ou leurs remarques peuvent vous affecter. Lorsque l’on a une pathologie, on est souvent considéré comme différent. Et cette différence vous fait peur, c’est normal. C’est une réaction naturelle qui est d’autant plus forte en occident avec une culture qui aime juger et comparer. Mais dites vous une chose, ce n’est en aucun cas une réalité. Vous êtes tout ce qu’il y a de plus normal. Même si, je vous avoue, on ne sais pas réellement ce que « normal » veut dire (Je vous laisse vous en faire une idée). Vous êtes une personne comme toutes les autres. Et il n’y a aucune honte ou peur à avoir de ce que vous êtes en train de vivre. Bien au contraire, si vous acceptez d’écouter ce que la vie vous offre aujourd’hui, je peux vous assurer que vous aurez certainement prochainement un temps d’avance sur tous ceux qui pensent que c’est honteux.

Alors n’hésitez pas à en parler à vos collègues, à votre hiérarchie, sans pour autant les harceler avec ça. Mais il est important qu’ils soient informés. Sans cela, ils vont avoir tendance à ce créer des films sur vos absences ou autres événements et cela ne fera qu’envenimer l’atmosphère de travail.

Dans la famille c’est pareil, mettez les gens au courant. Vous le savez peut être déjà, mais avec la douleur chronique on a envie de dire toutes les dix seconds qu’on a mal. Alors expliquez-le en tête à tête avec la personne qui partage votre vie, vos enfants, vos coloc etc… Expliquez-leur: « qu’il est possible que vous soyez parfois un peu tendu et souvent en train de répéter les mêmes choses. Mais que cela ne veut pas dire que vous attendez une réponse de leur part . Ça vous fait juste du bien de le dire». Mais je tiens à ajouter une petite vigilance à cela. Je la développerai dans un prochain article. Mais parfois les mots peuvent provoquer des maux.

Alors soyez vigilent à ne pas trop répéter des choses du genre « J’ai mal », car cela ne vous aidera pas. C’est comme tout, il faut le bon équilibre, le dire un peu fait du bien. Le dire trop fait du mal.

La douleur et son pouvoir d’invisibilité

La douleur à un autre pouvoir, c’est celui de l’invisibilité. En effet elle ne se voit pas. Et vue qu’elle ne se voit pas, elle provoque souvent une incompréhension, voir même un scepticisme dans notre entourage, c’est une réalité. Dans ce cas là, pas de problème, on communique. Il est aussi judicieux, par exemple, d’aller chercher des sites d’association et de montrer à son entourage que vous n’en faite pas un cas particulier. Que tout le monde à tendance à réagir comme vous. Et je vous rassure, votre réaction est tout à fait normal.

C’est normal d’avoir peur, c’est normal de se sentir seul, c’est normal de rien comprendre à ce qui nous arrive. Vous êtes sur le bon chemin.

Comme je le disais, il est aussi très important que vous vous rapprochiez des associations. Elles sont toute à but non lucratifs « Normalement » et donc de bons conseils sur les praticiens les plus à même de répondre à vos besoins. Car le diagnostique en douleur chronique, vous le savez aussi bien que moi, c’est assurément une longue traîne. Les pathologies chroniques, c’est nouveau pour la majorité des médecins. Ils se retrouvent souvent le bec dans l’eau face à votre souci. Alors s’il ont du tact, il vont savoir vous le dire humainement, mais certains n’y vont pas par quatre chemins et vous disent la réponse à tout faire : « C’est dans votre tête ». Vous la connaissez si bien cette réponse ! Et vous savez le pire, c’est que dans certains cas particuliers, ils ont raison. Mais ils ne savent pas vous l’expliquer comme il faut. Car il arrive parfois que la douleur soit générée par un dysfonctionnement du système nerveux. C’est à dire que la douleur est là, mais le problème n’est pas là, c’est simplement le cerveau qui est resté bloqué sur « ALERTE ». On appelle ça une douleur dysfonctionnelle. Et ça, ça peut se travailler, il y a maintenant des solutions formidables pour le gérer, les exercices de neuroplasticité par exemple.

A la recherche du bon médecin

Tout ceci pour vous dire qu’il faut absolument que vous trouviez chaussure à votre pied d’un point de vue médecin. Et cela peut prendre du temps, mais ça fait partie de votre mission, s’ouvrir aux autres pour trouver la perle rare. N’oubliez-pas que les médecins sont aussi des humains. Et chaque humain est particulièrement singulier. Notre différence à chacun fait que le relationnel peut bien passé avec l’un, mais pas avec l’autre. Et ce n’est pas pour autant que l’autre est un mauvais médecin. C’est juste que le lien entre vous ne se fait pas. C’est pareil pour les psychologues, psychothérapeutes, thérapeutes etc… C’est à vous de sentir si ça va le faire ou non. Et je l’avoue, cela peu prendre du temps. Mais il faut y croire et vous verrez, ça viendra. D’ailleurs, en petite aparté, ne croyez pas qu’un seul médecin pourra trouver remède à votre souci.

Comme je vous le disais dans l’article précédent, la solution de votre douleur se trouve dans l’équilibre de multiples facteurs que vous allez découvrir par vous même et apprendre à prendre en main.

Les professionnels de santé sont simplement là pour vous aider, ou vous guider. Ils n’ont pas de baguette magique, pas ceux que je connais en tout cas.

Traverser paisiblement la douleur chronique (1) – Nos représentations

Traverser paisiblement la douleur chronique (1) – Nos représentations

 

Vos débuts avec la douleur et vos représentations

   Sommaire:

  1/ Introduction

  2/ Travailler ses représentations

1/ Introduction

A première vue, la douleur chronique parait un compagnon plutôt difficile à gérer. Mais il ne faut pas tout de suite sombrer dans ce type de penser. Même si, effectivement, aujourd’hui elle vous freine plus qu’elle ne vous fait avancer. Elle cache derrière ce costume sombre, de tout autres pouvoirs qui pourraient bien vous permettre d’avancer plus vite que vous ne puissiez l’imaginer. Pour cela, il va falloir laisser venir le changement.

Car oui, la douleur chronique est annonciatrice de grands changements, et ces changements ne sont pas là par hasard.

En effet, le changement survient quand l’état d’équilibre n’est plus. Contre toute attente, même si nous imaginons être dans une vie posée où tous se passe bien, il arrive parfois qu’au fond de soi, tout ne soit pas si posé. C’est là que le corps rentre en action. Il va tenté de rentrer en communication avec vous. Si le message est écouté, il retrouve son état d’équilibre et continue son chemin. En revanche, si ce message n’est pas écouté, dans un premier temps «  Il fait tampon ». Après tout, ça peut arriver de ne pas tout capter. Durant ce laps de temps, il va tout de même tenter d’envoyer des petits messages, des petits signes. A vous de les percevoir. Pourtant souvent ces messages ne sont pas perçus et il doit continuer de faire tampon, alors arrive la saturation. A ce moment là, pour lui l’objectif premier c’est de sauver les meubles, il lance la procédure d’urgence.

Voilà qu’apparaît au fin fond de votre corps une douleur qui, pour vous, sort de nulle part, mais pour lui, a un sens bien précis. C’est cette claque, cette douche froide qui vient de vous tomber dessus.

La douleur chronique est le résultat d’un équilibre de vie global. Vous ne pourrez la faire disparaître si vous vous contentez seulement d’agir sur elle. Il va falloir agir sur plusieurs autres facteurs pour pouvoir la traverser paisiblement et peut être un jour réussir à faire qu’elle s’en-aille. Voyons ensemble les acteurs principaux de cette aventure à la découverte de soi !

2/ Travailler ses représentations

La douleur est pour beaucoup un tableau noir. C’est normal on vous a toujours éduqué comme ça. Dès que la douleur était là, il fallait s’empresser de la faire disparaître avec toutes les potions chimiques que nos grandes firmes pharmaceutiques font naître chaque jour. Mais ce qu’on oublis en agissant comme ça, c’est que la douleur est peut-être là pour quelque chose. Avec un peu de recul, on s’aperçoit que tout l’écosystème que forme la vie ne se contente pas de créer les choses comme ça par hasard.

Chaque élément a sa mission pour permettre l’équilibre de la vie. Pourquoi la douleur n’en ferait-elle pas partie ?

A vrai dire, chez l’humain c’est encore un petit peu plus compliqué. Car il a une faculté que les autres êtres vivants n’ont pas. Il peut croire en faisant travailler son mental. (B.H Lipton – la biologie des croyances) Croire c’est comme créer un filtre qui va permettre au corps d’interpréter et d’agir en fonction de ce qu’il lui est envoyé (1). Je viens de vous l’expliquer grossièrement, mais l’idée est là. C’est à dire que pour l’humain, la douleur est ce qu’il en fait. Si vous la voyez comme un problème, vous la vivrez comme un problème. Mais si vous la voyez comme une solution, alors elle deviendra votre solution. C’est un domaine extrêmement intéressant qui nous a permis de découvrir cela, ce domaines c’est : l’épigénétique.

Continuer à voir la douleur comme un mal qu’il faut éradiquer c’est faire abstraction de l’équilibre de votre corps.

Mais ne tombons pas dans l’extrême opposé. La douleur reste une phase de transition dans la vie de l’homme. Elle ne doit pas devenir un état d’équilibre, car elle n’est pas faite pour ça. Donc oui, l’objectif va être de la faire partir, mais pas le plus vite possible, et encore moins sans l’avoir écoutée. De toute façon si vous ne l’écoutez pas, elle ne partira pas. Au mieux elle disparaîtra temporairement mais réapparaîtra à coup sûr. Donc l’idée à partir de maintenant, c’est de plonger dans cette transformation de vie en structurant quelques bases pour pouvoir par la suite se laisser guider par son corps.

La suite au prochain article…

Voici une nouvelle série d’articles du site www.formation-accompagnement-sante.com où nous allons traiter le sujet suivant: Traverser paisiblement la douleur chronique. Cet article est disponible en version écrite et prochainement sous forme de podcast et vidéo.

(1) B.H Lipton, la biologie des croyances, édition 10eme anniversaire, Québec: Flammarion, 2016

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