La douleur, la maladie face aux autres

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Index :

1/ La douleur, la maladie, on ne la voit pas toujours

2/ Le regard des autres

3/ Finalement, moi qui expérimente la douleur ou la maladie, comment dois-je prendre tout ceci ?

1/ La douleur, la maladie, on ne la voit pas toujours

Lorsque la douleur ou la maladie s’installe, dans la majorité des cas, les débuts sont imperceptibles pour les personnes qui nous accompagnent au quotidien. Je dis dans la majorité des cas car on perçoit souvent assez vite quand quelqu’un ne va pas bien.

Sur le moment, par un réflexe empathique nous essayons de comprendre et de soutenir la personne.

Mais lorsque cela dure, que rien est visible, il est souvent difficile d’assimiler qu’un mal être s’est installé chez cette personne. Que ce mal être peut lui nuire au quotidien sachant que rien est visible. Ceci est d’autant plus vrai dans les douleurs neuropathiques qui sont pour la plupart du temps invisibles corporellement mais aussi invisibles aux diagnostiques médicales.

Et pourtant elle est là, parfois elle est tellement là qu’elle monopolise toute l’attention de celui qui l’expérimente.

Dans la vie, le possible n’est pas systématiquement le visible

Beaucoup d’aspects invisibles composent notre existence. L’invisible est même bien plus présent dans notre vie que le visible. Comprendre et accepter que la personne en face de nous peut vivre une expérience que nous ne comprenons pas est indispensable pour l’aider à traverser cet épisode de vie.

Outre la pathologie, ce qui fait souvent encore plus souffrir le patient c’est le regard des autres, la peur du jugement, la peur de ne plus être aussi performant aux yeux des autres. Des points qui sont totalement faux, simplement créé par notre mentale.

2/ Le regard des autres

La peur du regard des autres nous amène directement à l’aspect de « normalité » que l’humain se construit.

« Catégoriser » c’est « normaliser » les choses. Sachant que nous avons besoin de catégoriser pour ordonner notre vie, nous normalisons indirectement.

C’est à la fois indispensable et absurde :

  • Indispensable parce que l’homme ne peut faire autrement que ordonner inconsciemment sa vie pour pouvoir s’y retrouver.

  • Et absurde, car ceci nous amène à croire que tout doit toujours rentrer dans une case.

“C’est un aspect dual humain”

Car l’idée n’est pas d’être ou de faire tout l’un ou tout l’autre, mais plutôt d’équilibrer entre les deux. Savoir équilibrer son approche à catégoriser et son approche à la découverte de l’inconnu nous amène à mieux comprendre et accompagner ce que vit son voisin. Et c’est surtout ce qui nous permet d’évoluer.

Comment pourrait-on prétendre grandir si nous n’acceptons pas notre part d’inconnu ? 

La connaissance que nous avons acquis à l’instant T était inexistante avant cela. Personnellement inconnue, le fait de l’acquérir et de l’accepter vous a permit de grandir.

Une personne malade ou en douleur est une personne qui permet à la fois à elle même, mais aussi à ceux qui l’entoure d’évoluer, d’apprendre, de prendre conscience. Elle s’est donnée inconsciemment un pas d’avance pour évoluer. Elle s’est inconsciemment donné le droit, voir même le devoir d’évoluer.

3/ Finalement, moi qui expérimente la douleur ou la maladie, comment dois-je prendre tout ceci ?

Une personne qui traverse l’expérience de la douleur ou de la maladie c’est une personne qui a fait inconsciemment un grand pas. Elle s’est offert le droit de faire un pas en avant. Ce pas, c’est celui qui va lui permettre de prendre conscience que sa vie n’était peut-être pas si équilibrée que ça. Du moins, pas en phase avec ce qu’elle est inconditionnellement.

“La maladie et la douleur ne sont pas une punition mais un atout qu’il faut savoir saisir. C’est un professeur dévoué qui, si vous l’écoutez paisiblement, va vous guider vers votre équilibre personnel. Dès que ce travail sera fait ce professeur n’aura plus de raison d’être en vous”

De ce fait, que ce soit pour la personne qui expérimente, ou celles qui l’entourent, le chemin le plus sain et paisible pour traverser ce moment, c’est d’accepter.

Pour moi qui expérimente, c’est accepter que celui d’en face peut ne pas comprendre ce que je vis. Et surtout accepter que mon corps et mon inconscient se sont mis à me parler.

Pour celui qui entoure l’expérimentateur, c’est accepter que l’expérimentateur puisse vivre une expérience qui nous est totalement inconnue, donc différente de la notre.

Dans ce cas, tout le monde y gagnera, car les deux se donneront la possibilité d’apprendre à découvrir la vie et à la vivre.

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Musique de fond du podcast proposée par La Musique Libre Ikson

– Moments : https://youtu.be/tlpRq7_KUzM

– Ikson : https://soundcloud.com/ikson

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